« Cité des Doges », « Sérénissime », « Reine de l’Adriatique », « Cité des Eaux », « Cité des Masques », « Cité des Ponts » ou encore « Cité flottante », Je suis tout cela à la fois.

Puissance maritime déchue, centre culturel majeur pendant des siècles, je garde dans les ombres et les reflets de mes canaux, le souvenir, souvent décrépi, de tous ceux qui s’y sont croisés pour la guerre ou le commerce des soies, épices et céréales.

118 iles, des centaines de palais, de musées et d’églises bâtis sur des millions de pilotis sans cesse rognés par une mer de plus en plus haute qu’agite la circulation de milliers d’embarcations, barges, barques, gondoles, grues, yachts et autres vaporetti.

50 mille Vénitiens intra-muros, 2 millions de visiteurs chaque année, il me reste le tourisme, qui finira sans doute par m’engloutir.

Je suis? je suis...